“Une expérience qu’on peut designer”
Posté le 1 juin 2008 | Classé dans Non classé | Rédiger un commentaire |
Tags:design d'expérience, design de service, metadesign
A lire dans l’interview de Catherine Fieschi (directrice de Demos, le think tank britannique spécialisé dans l’innovation sociale) publiée sur InternetActu
Nous avons créé une situation où, pour la première fois, le design était important, central. Cela nous a permis de construire une argumentation qui disait que le service public et l’usager sont engagés dans une co-expérience, un co-design. Une expérience qu’on peut designer. A partir de tel besoin, tel problème, on peut créer un cadre où les solutions vont s’articuler : qu’elles soient technologiques ou pas… Le design nous a permis de mettre en réseau des organisations et des associations qui ne se parlaient pas forcément. Et puis, cela nous a surtout permis de parler de coproduction et de dire que le design n’était pas quelque chose que l’on imposait du haut vers le bas, mais quelque chose de cocréé.
Notons que parler de coproduction n’est pas coproduire. Coproduire, c’est aussi dissoudre son propre statut dans une indécision reconstructrice, traverser la destruction pour accompagner l’innovation.
L’innovation , la transformation du réel, est un phénomène naturel. Ce que nous nommons culturellement innovation est en pratique l’acceptation de cette transformation, qui s’oppose généralement aux désirs culturels de stagnations du réel, de maintenance des statuts.
Design sans images
Posté le 30 mai 2008 | Classé dans Non classé | Rédiger un commentaire |
Tags:concept map, exercice, méthode, mind map
La question du design est celle du passage du mot au dessin, du verbe à l’image.
Ainsi par exemple, en phase d’initialisation de projet, on cherchera à poser les termes du problème, soit un ensemble de mots, sous forme de mind map (arborescence) ou de concept map (réseau). Une réflexion sur ces mots conduira à une sélection des paramètres à représenter dans l’image, l’image est alors l’interface du problème.
Qu’est-ce que le design?
Posté le 30 mai 2008 | Classé dans théorie | Rédiger un commentaire |
Tags:définition, design de service, design hypermedia, design numérique, design relationnel
Au même titre que l’art, et en tant que pratique créative qui peut être son propre objet de réflexion selon des principes d’auto-référence poïétique, le design a pour caractéristique de se redéfinir en permanence par l’action de ses acteurs. On peut affirmer en ce sens que le designer est avant tout une entité capable de définir le design, que ce soit d’un point de vue théorique ou par la pratique.
Discipline de conception et de résolution de problèmes, le design à pour effet de transformer le monde à différentes échelles: celles des objets (design produit), des interfaces (design hypermedia, design numérique), des services (design de services), des systèmes relationnels complexes (design relationnel).
Le design s’inscrit en outre dans les flux économiques de l’époque dans laquelle il se déploie, selon des modalités spécifiques aux contextes de déploiement.
metadesign
Posté le 24 mai 2008 | Classé dans Non classé | Rédiger un commentaire |
Tags:design d'expérience, metadesign, méthode, systèmes de projets, théorie
Mon article pour la revue CADI, Cahier de recherche de l’École de design Nantes Atlantique est disponible en ligne:
‘LE METADESIGN, OU COMMENT L’EXPÉRIENCE DOIT ÉCHAPPER AU DESIGNER’
Yann Le Guennec
http://www.lecolededesign.com/IMG/pdf/CADI01_JAN2008_FR.pdf
Il pose quelques bases méthodologiques théoriques pour le développement de systèmes complexes et contextes expérientiels.
Dispersion et centralisation
Posté le 21 mai 2008 | Classé dans Non classé | Rédiger un commentaire | Aucun tag pour cet article.
Le réseau global internet est animé de forces opposées et complémentaires que l’on peut regrouper en deux grandes catégories: les forces de dispersion et à l’inverse, les forces de centralisation.
Les forces de dispersion sont les forces primaires des réseaux qui permettent leur extension. La dispersion des machines au niveau infrastructure est le fondement même de leur mise en réseau.
La dispersion créé des espaces vides entre les choses dispersées, et chercher à combler ces espaces appelle la création de nouvelles choses, qui elle même pourront se disperser, etc… La dispersion est à l’origine même du lien, sans distance entre les choses, pas de liens possibles entre ces choses.
Les forces de dispersion sont génératrices de systèmes complexes ou les éléments reliés entre eux interagissent selon des règles et protocoles qui eux même se diversifient. L’expansion de cette complexité induit les forces inverses de centralisation qui permettent de fournir des portes d’entrée dans la complexité, la constitution de points de vue centralisés, qui eux aussi peuvent se diversifier, etc…
Les exemples de ce double mouvement sont variés:
- constitution des moteurs de recherche face à la dispersion des pages web distantes, dispersion des moteurs et émergence des métamoteurs.
- services centralisés en relation avec des types d’usage pour une multiplicité d’acteurs et ressources dispersés à l’origine: flickr pour la photo, del.icio.us pour les bookmarks, etc… dispersion des services, d’où la génération de:
- interfaces de centralisation de ressources personnelles dispersées (agrégateurs, portails individuels) : netvibes, igoogle, etc…
Dispersion et centralisation sont deux forces indissociables générées l’une par l’autre. On peut aussi observer au niveau économique et financier que la capitalisation correspond au mouvement de centralisation, lequel s’appuie sur une dispersion préalable, et une éventuelle redistribution, Google adsense est un bon exemple. Il ne semble pas y avoir de modèle économique aujourd’hui fonctionnel basé strictement sur la dispersion, c-a-d. sans un acteur qui centralise une chose au moins en un point du système global afin de faire converger vers lui l’attention et les revenus.
à lire:
Diversity, attention and symmetry in a many to many information society (Philippe Aigrain)
The Case Against Micropayments (Clay Shirky)
Piracy is Progressive Taxation (Tim O’Reilly)